Article n°19 | 1/2 | Lyon 3 reçoit …
Jusqu’au début de la session de débat, l’ambiance était plutôt bonne quoique plutôt plate (pas un mouvement dans la salle presque). Mais ensuite, les participants se sont décontractés et certaines questions posées étaient plutôt incisives et pouvaient même mettre mal à l’aise le porte-parole. A un moment, alors que quelqu’un évoquait le cas de Haïti, une autre personne lui a coupé la parole : je suis pour le débat, mais quand il est un minimum poli et courtois et ce moment m’a dérangé.
Pour légitimer un peu plus son intervention, le diplomate nous a rappelé que le monde n’était plus celui des environs de la guerre froide (Ouest/Est ; Nord/Sud ; …) et qu’il est nécessaire de nous présenter les nouveaux défis que les diplomates doivent affronter de nos jours : les défis hors-frontière, environnementaux (exemple de l’Amazonie), énergétiques et la lutte contre le terrorisme (exemple du Sahel) notamment. Le monde ayant évolué, il faut dès lors changer les comportements, les approches, etc. La chose se résume par la phrase suivante : aux problèmes à présents globaux, il faut donner des réponses globales. De plus, les diplomaties ont été rejoins par de nouveaux acteurs internationaux comme notamment les collectivités territoriales, les ONG ou encore les entreprises.
Pour continuer la partie conférence, le porte-parole nous a parlé des avantages de la diplomatie française en précisant qu’il fallait capitaliser sur ceux-ci. En plus d’un siège au conseil de sécurité de l’ONU, de la place de moteur dans l’UE et de l’outil diplomatique (des siècles de tradition diplomatique, deuxième réseau après les Etats-Unis, premier réseau d’enseignement à l’étranger et des conférences de presse quotidienne), cette année la France a la présidence du G20 (avec en objectifs de réformer le conseil de sécurité et de réguler le marché financier mondial) et du G8 (avec comme objectifs de se mobiliser contre le trafic de drogue, donner une place plus forte à l’Afrique et de se pencher sur les problèmes liés à internet comme la cybercriminalité).
« On apprend la diplomatie sur le terrain. »
Ensuite, l’intervenant nous a parlé des expatriés français qui seraient près de deux millions à travers le monde et ajouté que le Quai d’Orsay, la première mairie de France, était dans une optique de service public pour eux (éducation, santé, etc). Il a bien été souligné l’importance de la sécurité pour les expatriés même, et surtout, pour les otages français.
M. VALERO affirma également l’importance de consulter le site du ministère avant tout déplacement ou voyage à l’étranger pour éviter les soucis. Il a été fait référence à la page sur les conseils aux voyageurs.
Enfin, pour conclure cette conférence et continuer sur le fil rouge de cette présentation générale, le porte parole a évoqué la fonction même de diplomate avec dans l’idée de mettre fin au cliché du diplomate « Ferrero Rocher » (en rapport avec une publicité). En effet, au-delà de la passion et de l’intérêt que propose cette fonction relativement particulière, il ne faut pas oublier qu’elle reste difficile (sur le plan familial et/ou en fonction de l’environnement où l’on est en poste), qu’elle n’est pas nécessairement faite de strass et de paillettes. Il a enfin été dit que la formation d’un diplomate se fait sur le terrain et très difficilement voir pas du tout dans les livres ou autres.
> Prochainement : publication de la partie 2
